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7.07.2003
 
moi assis sur une marche, l'écueil merveilleux assis bien plus haut

grande mousson noire...j'ai envie de créer une histoire
une histoire qui n'arrive jamais, assise sur une marche
elle attend juste qu'on la provoque...
elle raconte ceci, elle ne racontera jamais ceci :
quelqu'un veux que je trace un cercle avec son doigt, un cercle,
un cercle autour du soleil, que j'éclaire une cendre avec une
plaine désertique...
par ce quelqu'un, sans l'avoir demandé, juste parce que quelqu'un
n'est pas un ni quelque mais quelqu'un, l'amour n'est plus une corde
et mes yeux ne sont plus trop secs que pour pleurer...
quelqu'un il pense qu'il peut osciller, que rien n'est tendu, définitif, amer
...
moi j'espère juste que quelqu'un ne dégage pas les gens par coups de cheveux
...
quelqu'un déteste les obligations...
pour ca quelqu'un dans mon histoire me plairait atrocement
mais il faut me faire sortir en silence, me supprimer en silence
sinon cette histoire, ces reves, ces nuages, ces haillons de
subtilités fascinatoires vont m'emmener là où on ne négocie
qu'avec de l'artificiel, de l'immédiat, du capiteux...
là ou tout n'est que braillements et gémissements
I lost my heart
Under the bridge
To that little girl
So much to me
And now I moan
And now I holler
She'll never know
Just what I found
That blue eyed girl
She said "no more"
That blue eyed girl
Became my deep salt
and my sweet water...
everything seems to be perfect

une histoire n'est qu'une histoire, qu'elle sente la mer,
la larme ou l'écume...
ce ne reste qu'une histoire...
le simple fait qu'elle se finisse
fait qu'elle finit mal...


5.22.2003
 
eraserhead

ce blog va bientôt agoniser...
au revoir
merci à miro pour ce qu'il a peint
à lynch pour ce qu'il a tourné
à lorca pour ce qu'il a écrit
et aux autres pour la vie qu'ils mènent et à bientot
et n'oubliez pas :
"on ne devrait vivre que pour le plaisir. Rien ne vieillit autant que le bonheur

5.04.2003
 
my black confession about all or nothing

About all :
j'ai perdu mon all...dans une gare, un train, un clin d'oeil ou un sourire...
About nothing :
j'ai perdu mon nothing...dans une manche, une formule d'éloquence et un regard qui tombait bien...
About all or nothing :
j'ai retrouvé mon all or nothing à la recherche d'un chat, d'un masque et d'un chapeau mais le chapeau je l'ai perdu avec mon all
About David Gale :
j'ai peur de perdre Kevin Spacey
About you :
j'ai peur de rester dernier et unique personne qui n'essuye les commentaires hilarants de personne
About love :
qu'est-ce que l'amour ? un rire ? ou toi ?



 
les déboires pop du jeune werchter

Goethe...suicide...libertinage et tournedisques...meme steven soderbergh serait jaloux de la nouvelle quatrilogie qui va bientôt animer cette fumée jaune rouge orange verte à toison et empoisonné à foison dans laquelle nous vivons depuis si peu de temps...

 
la blogosphère sous un soleil radieux

Bravo...bravo à cette blogosphère verviétoise...qui est le blogmaster le plus heureux...celui qui comme moi n'a jamais de commentaires (et qui a sans le faire exprès effacé les quelques uns qu'il a eus) ou le blogmaster qui voit son pop-up klinkfamily rempli de commentaires entrainant à la joute orale et aux réponses...tout cela dans une escalade, une gradation de commentaires épicés...la où le plus embêtant se situe c'est que les commentaires ne touche pas toujours au post concerné...l'analyse est un peu froide je l'avoue...ce n'est pas très imagé...mais à quoi bon vouloir s'enivrer de provocation ?pourquoi ne pas débattre de temps en temps tous ensemble quelque part des problèmes qui nous opposent ?internet sert à exposer, à montrer, à dévisager et dénuder des faits...mais ce n'est pas ici qu'on pourra parler des solutions...la bière et les banquettes des assomoirs ne sont-ils pas les meilleurs bases pour refaire le monde ?...autant etre pour que tout aie bien entre tube cathodique et machine à critiques...

4.28.2003
 
y romancero gìtan

Anti-calorique et fi-
liforme Ibérique,tes
lettres coulent déf-
orment comme un
fleuve barbiturique...
tu ressasses du sa-
ng de taureau, des
regards haineux de
fachos...dans tes r-
eins se noient de la
passion pour l'ocre
qui soulèvent tes ill
usions, tes souliers,
tes plaines et tes vi
des, la face des pe
ons qui suent, livide
Dans tes lèvres circ
ulent les tableaux, le vert et la mer verte ainsi que le bateau tout aussi vert, l'envie de faire passer tant de membres que toi dans un claquant dialecte des sensations...est aussi folle que la direction étrange du luciole éclairant les feuillets du cante jondo, la plante
désséchée et ton foie, romancero répandu, violé, qui a fait devenir l'ocre plus rouge encore...tout cela parce que tu tenais à tes idées...tu tenais à tes envies aussi


4.26.2003
 
wrapped in lust and lunacy...far from you

Le vie est un conte, raconté par un idiot, rempli de son et de furie, ne signifiant rien...le dégarni de strattford-upon-avon ne se trompait pas...tu as vu hier soir en t'endormant, une ombre gigoter entre ton store et ta commode...l'envol de la conscience...l'envol de l'ambulance...et le viol de la confiance donné à ces millions d'oiseaux balncs sur cette île...tu as promis un jour à ces oiseaux de ne pas subir...les gifles du nerfs de la vie, les pulsions de tes désillusions dans les tournants des encyclopédies lunatiques et des envies pneumatiques...moi j'enviais les jours de lune et les jours de peine...je vomissais la flétrissure du bonheur accumulé...pourquoi...car toi tu rêvais de bonheur...le bonheur...n'est qu'une saveur dans l'histoire et un grand pleur dans l'avenir...tout le monde aurait pu s'aimer et regarder le ophare qui ne brille plus depuis longtemps...tout le monde aurait pu être ébloui par le lune un soir d'eclipse polaire ou les glaciers seraient venus refroidir les repas de la jet set ambulante....j'aurai voulu être ébloui en même temps que toi...
mais tout bascule, tout danse et déchante autour de moi il n'y a plus que circonspection...j'ai peur que tu me regardes et que je te regarde...tu sais qu'un jour...la fatlité et l'ennui seront totalement annihilés, les nihilistes exécutés et les exécuteurs persécutés par des travaux d'éxécution immédiate et les persécuteurs deviendront eux-seuls les rennes sacrés du pouvoir après y avoir renversés les caribous ou les élans...mais là en ce moment je veux seulement regarder quelque part avec quelqu'un...

1.4.03